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Les cérémonies d'adieu à notre camarade ont eu ce mercredi 6 février 2019 une ampleur extraordinaire, à la mesure de l'attachement des citoyens de notre ville et notre département à celui qui reste le prototype du bon élu, sincère, compétent et proche des gens. Pour notre part, nous estimons entre cinq cent et un millier le nombre de personnes qui se sont déplacées.Ci-dessous l'allocution d'André DANCHESI de la direction de la section d'Aubagne du PCF.

Jean, notre Ami, notre Camarade,

Tu nous as quittés et pourtant tu n'auras jamais été aussi présent qu'aujourd'hui. Tu étais né en 1933, à La Ciotat, une cité chère à ton cœur où tu menas tant de combats, aux côtés notamment de Rosy Sanna.

Beaucoup gardent en mémoire l'instituteur de l'école primaire de Camp Major ou le professeur de Joliot-Curie à Aubagne. Ces années passées dans le corps enseignant avaient développé ton goût et tes convictions dans le domaine du partage et de la transmission.

Autant de qualités parmi d'autres que tu avais mis en pratique durant ton parcours politique exemplaire: membre du Parti Communiste à partir de 1959 et élu aubagnais dès 1965 aux côtés d'Edmond Garcin, tu fus le Maire d'Aubagne de 1987 à 2001, conseiller général du canton d’Aubagne de 1976 à 1988 et député de la 9ème circonscription de 1988 à 1998.

Mais lorsqu’on évoque Jean Tardito nous pensons avant tout à ses qualités humaines, à ses valeurs qu'il défendait inlassablement et pour lesquelles, jamais il ne transigea: la paix, la justice sociale, la répartition des richesses, la défense du service public, la solidarité, la lutte contre toutes formes de discrimination.  Pour toi, ces mots avaient un sens précis et tu les mettais en pratique quotidiennement. A cet effet, comment ne pas rappeler ton soutien et ton adhésion aux « Amis de L’Humanité », aux mouvements de Paix et de Solidarités, au Cercle de l’Harmonie ou encore à l’Association Nationale des Anciens Combattants et Ami.e.es de la Résistance. Homme intègre et honnête, tu étais fidèle en amitié et tu respectais toujours la parole donnée. Ton engagement et ton dévouement au service de l'intérêt général se mariaient naturellement avec l'amour que tu portais aux gens, avec cette joie qui illuminait ton visage quant tu discutais avec les uns et les autres. Tu avais toujours un bon mot pour réconforter, pour reconnaître l'Autre, pour prendre le temps d'expliquer -transmettre toujours- et combien il était difficile de parcourir ne serait-ce que quelques mètres sans qu'une personne, une famille ne viennent t'accoster. Car tu savais écouter Jean, et cela transpirait de tout ton être. Tu ne trichais jamais et le contact chez toi était naturel et motivant. Et c'est dans ces moments d'échanges et de vérité que tu étais le plus heureux, que tu étais toi, humain parmi les humains.

Jean, notre camarade, notre ami, tu incarnais l'élu responsable et intègre et ta chère et tendre épouse, Renée, une militante active, t'as accompagné et épaulé pendant toutes ces années. Nos pensées, celles de toutes et de tous ici présents, celles de la Section et de la Fédération du Parti Communiste, se portent évidemment vers elle, tes deux filles -Marie Christine et Laurence-, ta Famille et tes proches. Quelle chance, quelle fierté les militants de la section ressentent de t'avoir connu et apprécié à ta juste valeur. Au plus fort des tempêtes, tu agissais comme un guide, un phare, et tes analyses étaient toujours pertinentes, aussi justes que fines et parfois redoutables quand les circonstances l'exigeaient. Tu n'as jamais trahi tes convictions et tu as toujours milité au sein de la Section et de la cellule de Beaudinard dans la jovialité et la modestie qui te caractérisaient.

Jean, tu fais partie de ces êtres -rares- que l'on ne peut pas oublier. Car, comment oublier ce courage d'entreprendre, toutes les réalisations dont tu as été le moteur et qui ont engagé Aubagne et son territoire sur la voie du XXIème siècle, celle du développement et du progrès social. Comment oublier ta générosité et ton sourire merveilleux. Nous pensons, qu'au-delà de ton charisme et de ton entregent, tu aurais été gêné par ce témoignage car tu étais un homme aussi lucide que pudique, imperméable aux laudateurs.

Oui, comment ne pas te dire simplement, au-revoir Jean, comment ne pas te dire que tu seras toujours présent dans nos cœurs et nos esprits, et que ta voix si familière et chantante ne s'éteindra jamais. Au-revoir Monsieur Tardito, au-revoir Camarade, au-revoir Jean et merci.

André Danchesi Représentant de la Section d’Aubagne du PCF

 

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